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Trouver la station la moins chère joue sur le prix au litre. L'entretien du véhicule joue sur le nombre de litres nécessaires — et l'effet, cumulé sur une année, est souvent plus important qu'on ne le pense. Voici les points d'entretien dont l'impact sur la consommation est documenté, par ordre d'impact.
C'est le contrôle le plus simple et le moins cher : selon l'ADEME, un sous-gonflage de 0,3 bar entraîne environ 1,2 % de consommation en plus, et ce chiffre double (2,4 %) pour un sous-gonflage de 0,5 bar. Un contrôle mensuel à froid, aux pressions indiquées sur l'étiquette de la portière ou dans le carnet du véhicule, suffit à éviter cette surconsommation qui passe facilement inaperçue.
Un filtre à air encrassé oblige le moteur à aspirer l'air plus difficilement ; l'électronique compense en ajustant l'injection, ce qui augmente la consommation — de l'ordre de 3 % selon les données relayées par le ministère de la Transition écologique. Son remplacement, à l'intervalle indiqué dans le carnet d'entretien du véhicule, fait partie des opérations les moins coûteuses d'une révision.
Au-delà de la pression, le type de pneu compte : des pneus conçus pour une faible résistance au roulement (label européen visible en boutique) permettent d'économiser jusqu'à 5 % de carburant par rapport à des pneus classiques, d'après l'ADEME. Un critère à considérer au moment du remplacement, au même titre que l'adhérence ou la durée de vie.
Une huile moteur dégradée ou hors des préconisations du constructeur augmente les frottements internes du moteur, qui doit alors fournir plus d'énergie pour la même distance parcourue. Respecter les intervalles de vidange indiqués dans le carnet d'entretien (en kilométrage ou en durée, selon la première échéance atteinte) n'est pas qu'une question de longévité mécanique : c'est aussi un facteur de consommation.
Un parallélisme déréglé fait "traîner" les roues au lieu de rouler librement, ce qui augmente la résistance au roulement — le même phénomène qu'un pneu sous-gonflé, pour une cause différente. Les signes typiques sont une usure irrégulière des pneus ou un volant qui n'est pas centré en ligne droite ; un contrôle chez un professionnel lève le doute.
Selon l'ADEME, l'usage de la climatisation augmente la consommation de 1 à 7 % selon les conditions et le véhicule. Un système mal entretenu (charge en fluide insuffisante, filtre d'habitacle encrassé) peut faire tourner le compresseur plus longtemps ou plus fort pour un résultat identique. Une charge maintenue à 22 °C plutôt qu'au maximum limite l'écart, sans sacrifier le confort.
Pris isolément, chacun de ces points représente quelques pourcents. Cumulés sur un véhicule mal suivi (pneus sous-gonflés, filtre à air jamais changé, vidange en retard), l'écart de consommation peut représenter plusieurs dizaines d'euros par plein. C'est un complément direct à notre guide sur comment économiser sur le plein, qui porte davantage sur la conduite et le choix de la station.
Chiffres cités d'après l'ADEME — L'écoconduite, une solution pour consommer moins de carburant (agirpourlatransition.ademe.fr) et Comment économiser 5 pleins par an avec l'écoconduite (notre-environnement.gouv.fr). Ce guide est informatif et ne remplace pas les préconisations du constructeur de votre véhicule.
Si la consommation augmente nettement alors que les points ci-dessus sont à jour, la cause peut être mécanique plutôt que liée à l'usage — voir notre guide quand une consommation anormale cache une panne. Pour aller plus loin sur la fiabilité globale d'un véhicule, AutoFiable (un autre site du même auteur, indépendant de PleinMalin) propose des ressources complémentaires :
Reconnaître les signes des pannes moteur, boîte, freinage ou électronique les plus fréquentes.
La checklist documents, contrôle visuel, essai routier et négociation avant un achat d'occasion.
Rechercher les pannes, rappels et la consommation réelle connus pour un véhicule précis.